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Descartes et la fabrique du monde

Édouard Mehl

Descartes et la fabrique du monde Le problème cosmologique de Copernic à Descartes

Paru en mai 2019

Presses Universitaires de France

Disponible
Prix : 35,00 €
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432 pages - 15 × 21,7 cm
ISBN 978-2-13-080065-1 - mai 2019

Présentation

La cosmologie cartésienne n’est désignée par son auteur que sous le modeste diminutif d’une « fable du monde », où l’on peut voir l’indice d’une incapacité du savoir humain à pénétrer le secret de la « fabrique du monde ». Pourtant, comme pris d’hybris théorique, et comme si le physicien était lui-même attelé à l’œuvre des six jours, le même Descartes peut se déclarer « après à démêler le chaos pour en faire sortir la lumière ».
C’est là, dans la tension entre ces deux attitudes diamétralement opposées, que se déploie l’effort cartésien pour surmonter la crise déclenchée par la mise à l’index de Copernic (1616), aboutissant, dix-sept ans plus tard, à la condamnation de Galilée (1633). Cet effort est celui qu’accomplit la philosophie pour tout « recommencer dès les premiers fondements ». Quels sont ces « fondements »? C’est l’étendue qui, dès les premiers moments de la création, définit l’essence des corps.
Si la théologie, libérée des chimères de l’École (matière première, qualités réelles, formes substantielles, espaces imaginaires, etc.), pouvait y reconnaître l’unique et vraie forme des corps, sans doute renoncerait-elle bientôt à « enfermer le monde dans une boule » et à tenir des fables suspectes pour articles de foi. Cette conviction, chez Descartes, est invariable. Ce qui varie, ce sont les moyens et les stratégies discursives pour le « persuader aux autres ».
[Présentation de l’Éditeur]