Thierry Gontier (dir.)

Animal et animalité
dans la philosophie de la Renaissance et de l’âge classique

Peeters, « Bibliothèque Philosophique de Louvain ». 248 p., 16 × 24 cm. ISBN : 978-90-429-1597-8
Nous voulons ici interroger en vis-à-vis deux mutations caractéristiques de la philosophie moderne dans sa période d’élaboration – Renaissance et Âge Classique : 1/ Le foisonnement, aux XVIe et XVIIe siècles, des discours polémiques sur les animaux, leur nature, leurs facultés, leur destinée, etc. Quoiqu’elle s’alimente d’un fonds antique (Pline, Plutarque, Sextus Empiricus, Porphyre, etc.), cette polémique n’en reste pas moins profondément originale de par son mode argumentatif, ses enjeux, et son opposition à un schéma anthropologico-zoologique issu d’Aristote. 2/ La promotion nouvelle des facultés « animales », ou plus généralement de la part irrationnelle, de l’homme – constante que l’on retrouve dans les grands champs problématiques de la philosophie, qu’il s’agisse de la connaissance (articulation de l’aestimativa et de la ratio), de la morale (desinhibition et réévaluation du rôle des passions), de la politique (heuristique de la ferocitas), de l’anthropologie (recomposition des rapports entre l’animalitas et la ratio) et de la métaphysique (rupture avec l’ontologie hylèmorphique aristotélicienne). Par delà ces mutations, une nouvelle pensée cynique se fait jour, dont les implications, métaphysiques, épistémologiques, éthiques et politiques pèseront lourd dans l’évolution de la philosophie moderne, et pour notre compréhension actuelle de l’homme.
Ont collaboré à ce volume : F. Adorno, P. Caye, L. Foisneau, Th. Gontier, J.-L. Guichet, J.-P. Larthomas, Th. Ménissier, E. Nuzzo, N. Panichi, F. Piro, C. Talon-Hugon et A. Zucker
Animal et animalité dans la philosophie de la Renaissance
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