Aristote
Sur la nature
( Physique II )
Introduction, traduction et commentaire par L. Couloubaritisis. Vrin, « Bibliothèque des Textes Philosophiques – Poche », 1991. 160 p., 11 × 18 cm. ISBN : 978-2-7116-1086-0
C’est dans le livre II de la Physique que se détermine ce qu’est la « nature ». Aristote y articule cette notion à la fois dans son émergence et dans le sillage de ce qu’il a établi dans le livre I, c’est-à-dire dans l’éclairage de la thèse selon laquelle les principes du devenir sont, selon les cas, deux ou trois : la spécificité, la matière et la privation. Le rapport entre « devenir » et « nature » n’en demeure pas moins ambigu, même s’il est vrai que le devenir a plus d’extension. Cette ambiguïté est due au fait que le terme « nature » déborde le domaine des choses inanimées et concerne aussi ce qui est animé. C’est pourquoi, dans la « physique » aristotélicienne, on doit inclure l’étude du vivant (la biologie) et même l’âme (psychologie).
Originaire de Stagire, de 46 ans plus jeune que Platon, Aristote vint à Athènes à l’âge de 17 ans et séjourna vingt ans dans l’entourage de Platon, ayant ainsi l’occasion d’acquérir une grande connaissance de la philosophie du maître.