BERNARDI (B.)
BERNARDI (B.) : liste des livres, ouvrages ou revues disponibles à la Librairie Philosophique J. Vrin.
– BERNARDI (B.) : Le principe d’obligation
En faisant du consentement la marque de la souveraineté et du libre examen le fondement du devoir moral, la modernité met l’individu à la source de sa propre obligation. C’est devoir le délier pour qu’il puisse se lier. L’obligation apparaît ainsi comme le principe et le problème constitutif de la modernité politique.
Cet essai d’histoire conceptuelle montre comment, de Bodin à Rousseau, dans la tradition jus naturaliste comme chez ceux qui la contestent, la question de l’obligation est la question commune : comment obliger une volonté libre? L’école du doit naturel, dont les doctrines des droits de l’homme ont hérité, fonde l’obligation politique sur l’obligation morale. Rousseau lui oppose la double nécessité d’un fondement sui generis de l’obligation politique et de la production sociale du sentiment d’obligation.
Alors que s’épuise le pouvoir de cohésion des communautés d’appartenance et que s’avère exorbitant de demander à l’obligation morale de former le lien social, nos sociétés ne sont-elles pas confrontées à la difficulté qu’elles se sont créée : devoir tirer du mode d’existence politique de leurs membres le sentiment du lien sans lequel la société se défait?
– BERNARDI (B.) : Qu’est-ce qu’une décision politique ?
La décision est au centre des problématiques contemporaines du politique. Pensée comme choix, la décision politique est comprise dans une théorie générale de la décision et la décision collective conçue comme coalescence de décisions individuelles. Pensée comme commandement, elle renvoie à une problématique de la puissance et relève d’une approche décisionniste. Dans les deux cas son effectivité est le consentement.
Cet ouvrage, pour sortir de cette alternative, propose une définition de la démocratie comme pouvoir partagé de décision et de la décision politique comme processus de délibération sans la dériver du choix préférentiel des individus. On esquisse l’idée d’une rationalité proprement politique de la décision.
Dans un second temps, commentant le chapitre VIII de sa Théorie de la constitution, on montre comment les présupposés qui sont les siens conduisent Carl Schmitt, penseur majeur de la politique, dans une impasse théorique dont le nazisme a pu représenter une issue illusoire.