BENOIST (J.)
BENOIST (J.) : liste des livres, ouvrages ou revues disponibles à la Librairie Philosophique J. Vrin.
– BENOIST (J.) : Autour de Husserl. L’ego et la raison
– BENOIST (J.) : Entre acte et sens. La théorie phénoménologique de la signification
La théorie de la signification a joué un rôle central dans le développement de la phénoménologie. Jocelyn Benoist essaye d’en donner un exposé systématique, y décelant le paradoxe que représente l’influence décisive d’un auteur qui n’utilise pas le concept d’intentionalité (Bolzano), relu et réinterprété par Husserl au moyen de ce même concept. L’œuvre de Husserl se situe au croisement de Bolzano et de Brentano, d’une pensée du sens et d’une pensée de l’acte, de l’objectivisme logique et de la description psychologique et pragmatique : c’est le principe de lecture adopté ici.
Cette enquête sur la théorie de la signification de Husserl conduit à revisiter tous les lieux classiques de la philosophie du langage et de la logique contemporaine, mis en vedette depuis par la philosophie analytique : théorie du sens, de la grammaire, de la vérité, de la proposition, du nom propre, de l’indexicalité, des performatifs, etc. On mesure ainsi le point auquel la pensée de Husserl était déjà installé de plain-pied dans ces problématiques, et ce qu’elles-mêmes ont, aujourd’hui, à gagner à un retour sur elle.
– BENOIST (J.) : L’a priori conceptuel. Bolzano, Husserl, Schlick
Ce livre est consacré à la question du synthétique a priori, telle qu’elle peut se poser en termes modernes, à la lumière d’une confrontation entre les origines de la philosophie analytique et celles de la phénoménologie. On a souvent l’impression que, après la critique virulente adressée par le Cercle de Vienne à Husserl, la question serait aujourd’hui définitivement réglée. Le problème serait plutôt de savoir si on peut sauver la pureté d’une certaine forme d’analyticité de la remise en question quinienne du partage kantien entre vérité analytique et synthétique. Pourtant un certain nombre de tentatives se font jour, sur le terrain même de la philosophie analytique, non sans référence à la phénoménologie, de réhabiliter le concept de synthétique a priori.
Le présent ouvrage s’attache à un aspect méconnu de la pensée de Bernard Bolzano, pour en faire le principe d’une lecture critique de Kant, Husserl, Schlick et Wittgenstein. A la lumière de ces rapprochements se noue un certain rapport entre phénoménologie, philosophie analytique et structuralisme et se dessine une autre conception de la phénoménologie, pour laquelle il n’y aurait de synthèse que conceptuelle.
– BENOIST (J.) : Les limites de l’intentionnalité
Ce livre mène un examen critique de la notion d’intentionnalité, tant dans son versant phénoménologique qu’analytique. Partant d’une réflexion sur les actes de langage, il en transpose en partie le modèle aux actes mentaux, en les réinscrivant dans le tissu de contextualité réelle qui est le leur. L’idée majeure du livre est qu’on ne peut séparer la pensée du monde, et placer celle-ci sous le régime exclusif de la visée, libre d’effectivité. Ainsi l’auteur recherche les voies d’une nouvelle théorie de l’esprit, placée sous le signe d’une espèce de réalisme d’inspiration phénoménologique. cette enquête sur les fondations d’un possible réalisme, à la fois linguistique, perceptuel et structural, prend la forme d’une interrogation sur les limites du sens, entre philosophie du langage et philosophie de l’esprit.