AUDIER (S.)

AUDIER (S.) : liste des livres, ouvrages ou revues disponibles à la Librairie Philosophique J. Vrin.

AUDIER (S.) : Machiavel. Conflit et liberté
Parmi les pensées fondatrices de la modernité politique, l’œuvre de Machiavel est sans doute celle qui a suscité les appropriations et les lectures les plus contradictoires. Tantôt dénoncé comme l’initiateur maléfique d’une vision cynique du pouvoir, tantôt intronisé parmi les précurseurs de la science politique, Machiavel est apparu aussi comme l’une des figures majeures du républicanisme moderne.
Cette dernière dimension a focalisé les recherches récentes, avec le courant néo-républicain : il s’agissait pour des auteurs tels que Pocock ou Skinner de montrer non seulement le poids des thématiques républicaines au sein de l’histoire moderne, mais aussi de retrouver en Machiavel une conception alternative au libéralisme.
Ce livre propose une lecture différente du Florentin, centrée sur la thématique de la conflictualité politique et sociale, suivant les principales interprétations du XXe siècle, dont l’enjeu est de penser autrement la relation republicanisme-libéralisme attribuant au conflit un rôle clé dans l’avènement de la liberté.
AUDIER (S.) : Tocqueville retrouvé. Genèse et enjeux du renouveau tocquevillien français
Après une longue éclipse, l’œuvre de Tocqueville s’est imposée ces dernières décennies comme une référence centrale dans la pensée française contemporaine. Tout se passe comme si, après l’hégémonie du marxisme, la pensée de Tocqueville était devenue le nouvel « horizon indépassable » de notre temps. Cependant, les raisons de ce retour de Tocqueville demeurent obscures : quant il n’est pas réduit à un discours idéologique, le renouveau tocquevillien français est souvent assimilé à une simple entreprise de « restauration » du libéralisme classique. Contre ces simplifications, ce livre fait ressortir les étapes qui ont conduit à la redécouverte de Tocqueville et explore les enjeux philosophiques de ces déplacements. Tous en montrant le rôle capital joué par R. Aron, on examine comment, dès la première moitié du XXe siècle, la problématique tocquevillienne a été mobilisée dans le cadre d’une critique de la modernité ou, au contraire, dans la perspective d’une légitimation des idéaux démocratiques, centrée sur la dynamique égalitaire. Enfin les présupposés du courant « néo-tocquevillien », accordant une place capitale à la thématiqure de l’individu, sont portés au jour et discutés en prenant pour fil conducteur d’autres lectures de Tocqueville, issues notamment de la phénoménologie.