ALAIN DE LILLE
ALAIN DE LILLE : liste des livres, ouvrages ou revues disponibles à la Librairie Philosophique J. Vrin.
– ALAIN DE LILLE : Anticlaudianus
Bien avant l’organisation de l’Université, Alain de Lille (c.1120-1202) proposait sous forme allégorique, dans son poème Anticlaudianus, le parcours intellectuel idéal du théologien. L’esprit réfléchi de celui-ci, Phronesis, monté sur le char des Arts libéraux et des sciences de l’Antiquité, traverse l’espace de la Nature jusqu’à la demeure de Dieu. Là; il doit avancer seul, soutenu par la foi, vers Dieu lui-même. Celui-ci fait donner par l’Esprit (Noys) une âme nouvelle, qu’il ramène vers la terre, où il retrouve en homme nouveau la Nature, les vertus, la Raison et les sciences, mais où il doit affronter le combat des vices et des vertus, dont il sortira vainqueur.
Dans cette vision platonisante, l’auteur pare le sens intellectuel du poème de mises en scène et de descriptions fort diverses, vives, colorées et souvent délicates, avec une joie et une facilité d’expression en complet contraste avec l’âpre amertume du De planctu Naturae, son précédent poème. Ce n’est pas une des moindres raisons du succès de l’Anticlaudianus jusqu’à la Renaissance.
– ALAIN DE LILLE : Lettres familières (1167-1170)
Reprenant l’édition de ces lettres anonymes, F.Hudry les attribue au terme d’une minutieuse enquête à Alain de Lille, ce qui rendrait compte également de l’ancienne identification de celui-ci avec Alain de Canterbury. Ainsi interprétées, par une analyse à la fois historique et littéraire, ces lettres contribuent à redessiner une partie de l’histoire culturelle du XIIe siècle : elles élucident des pans d’ombre de la biographie d’Alain de Lille et précisent ses liens avec Pierre de Blois ou Richard de Saint-Victor; elles permettent également de mieux comprendre les relations entre différents textes de cette période, suggérant par exemple des rapports subtils et complexes entre la satire de Nigel de Longchamp et l’œuvre d’Alain de Lille.
– ALAIN DE LILLE : Textes inédits
En publiant ce volume de textes en latin inédits d’Alain de Lille, Marie-Thérèse d’Alverny propose une double contribution à l’étude de l’un des auteurs les plus prolifiques du XIIe siècle : outre l’établissment critique de traités ou de sermons depuis longtemps oubliés, le lecteur y trouvera en effet, en guise de première partie, une notice introductive d’une grande richesse, contenant des indications biographiques qui éclairent la vie souvent méconnue d’Alain de Lille par des témoignages de disciples ou des souvenirs de ses contemporains, ainsi qu’une présentation détaillée de ses œuvres. Tout en suivant la distinction artificielle mais traditionnelle entre les œuvres littéraires et les œuvres théologiques, l’auteur propose ici une étude détaillée du versant théologique, en considérant successivement les Sommes, les Commentaires bibliques et liturgiques, les œuvres de théologie pratique et d’apologétique, et certains ouvrages anonymes qui se voient ici confirmés dans leur anthenticité.